- Revue : Bibliothèque de l'École des chartes (147)
- Pages : p. 29-46
Résumé
Olivier Guyotjeannin, Les actes établis par la chancellerie royale sous Philippe ler. — Bibliothèque de l'École des chartes, t. 147, 1989, p. 29-48. L'analyse faite par Maurice Prou des diplômes de Philippe Ier a posé un jalon essentiel dans l'étude de la chancellerie royale, en dégageant des critères rigoureux pour lui attribuer ou non la rédaction de chacun des actes. Cette base, révisée à l'occasion, permet de tenter une appréciation d'ensemble de l'activité de la chancellerie (au minimum 0,94 acte conservé par an, soit le double du règne précédent) et de ses méthodes de travail, plus particulièrement de l'évolution du formulaire. Les innovations majeures dont on crédite le règne (corroboration et souscription des grands officiers, apparition du mandement) doivent être ainsi revues à la lumière des actes des règnes précédents. Il en ressort, en dépit de l'accroissement des effectifs de la chancellerie, une grande continuité des pratiques (largement réticentes, sauf pendant la régence, à la souscription de tiers), du formulaire (où le diplôme capétien classique se fixe au terme d'une lente sédimentation) et de l'idéologie royale, dont des traces ténues transparaissent dans les actes et où la confusion entre chancellerie et chapelle joue toujours un rôle prédominant.