- Revue : Bibliothèque de l'École des chartes
- Pages : p. 421-445
Résumé
Les études sur le for privé ont montré la grande variété d’écrits témoignant d’une expression personnelle. Pour tenter d’appréhender la place de l’écrit chez le Parisien du XIXe siècle et notamment chez les anonymes qui n’ont pas laissé d’archives personnelles constituées, le Minutier central des notaires de Paris et l’École nationale des chartes se sont penchés sur les inventaires après décès dressés par les notaires parisiens de la première moitié du XIXe siècle. Le choix de l’enquête s’est porté sur le faubourg Saint-Germain, quartier de grande diversité sociale où toutes les strates sont encore représentées au début de la Monarchie de Juillet, avant une hausse remarquable de la bourgeoisie aisée dans ce secteur. Après l’exposé de la méthodologie suivie et une présentation juridique de l’inventaire après décès au XIXe siècle, la présente contribution livre les premiers résultats de cette recherche. Si la quête d’écrits privés a porté moins de fruits qu’escompté, l’inventaire après décès ne recensant que les écrits servant à la succession, cette enquête a permis de mieux comprendre le travail du notaire et les évolutions juridiques apportées par le Code civil.